2008-08-04

Yves Ternon



from Wikipedia : Yves Ternon (né en 1932 à Saint-Mandé) est un historien français. Il est docteur en histoire à l'université de Paris IV (La Sorbonne), et habilité à diriger des recherches à l'université Paul Valéry de Montpellier[1].

Yves Ternon a d'abord été chirurgien, interne des hôpitaux de Paris. Il s'est ensuite consacré à la recherche sur les crimes contre l'humanité et, tout particulièrement, sur les génocides juif, arménien et du Rwanda, à propos desquels il a écrit de nombreux ouvrages. Il a aussi participé à la Commission d'enquête citoyenne sur l'implication de la France au Rwanda en tant que vice-président. Ternon s'est également intéressé à la question du négationnisme[2].


TurcicaVox :

http://www.turquieeuropeenne.org/spip.php?article248

Le très controversé "historien" mercenaire Yves Ternon était en visite dans les territoires d’Azerbaïdjan que l’armée arménenne occupe. A priori aucune surprise au vu des relations très étroites qu’entretien l’"historien" avec les milieux ultra-nationalistes arméniens de France.

Ainsi le 28 mai le président de l’"assemblée nationale" mise en place au Haut-Karabagh par les forces d’occupation arméniennes Ashot Gulian a eu une réunion avec l’historien mercenaire.

Ashot Gulian a félicité l’historien suite à la réception de sa récompense par le président de la République Arménienne pour sa contribution à la "Cause Arménienne".

« Cette récompense est une digne évaluation de votre travail permanent » a déclaré le président de l’assemblée nationale.

Une récompense méritée vu l’excès de zèle et les prises de positions "engagées" et teintées de turcophobies que l’"historien" expose aux yeux du grand public. (voir photo, Yves Ternon devant une banderole anti-turque des ultra-nationalistes arméniens de France)

De son côté Yves Ternon a dit qu’il était arrivé à Stepanakert pour rendre visite à un "ami". Il a aussi indiqué qu’il connaissait assez bien l’histoire du Nagorno-Karabakh. On ne doutera pas qu’il en connait parfaitement bien et par coeur la version qui lui est dictée par les ultra-nationalistes arméniens. Version qui n’inclue certainement pas la purification éthnique méticuleusement mise en place par l’Etat arménien et la déportation de la totalité de la population azérie de la région.

En conclusion de la rencontre le président de l’AN du Nagorno-Karabakh a remis à Yves Ternon une médaille consacrée au 20ème anniversaire du "mouvement du Karabakh" (nom donné par l’Etat arménien à son agression contre l’Azerbaïdjan...).

Yves Ternon, est à l’origine docteur en médicine. Il obtiendra le titre d’historien en écrivant une thèse sur l’histoire de .... la médecine.

Propulsé au poste d’"historien des génocide" par le lobby arménien de France, aujourd’hui ses seules activités consistent à publier des écrits et participer à des conférences afin d’y présenter la version des événements de 1914-1922 soutenue par les ultra-nationalistes arméniens.

Il est notamment présent à toutes les manifestations anti-turques organisées par la FRA-Dashnaktsoutioun (Parti national-socialiste arménien, ouvertement anti-turc) ou ses ramifications en France.

Haut-Karabagh

Le Haut-Karabagh est une région d’Azerbaïdjan envahie par l’armée arménienne au début des années 1990. L’agression arménienne s’est soldée par le massacre et la déportation de la totalité de la population azérie de la région et dans le cadre de la politique de purification éthnique planifiée et mise en oeuvre par l’Etat arménien.

Aujourd’hui, plus d’un million de réfugiés azérbaïdjanais vivent dans des conditions déplorables en attendant de pouvoir éventuellement récuperer leur biens spoliés par l’Etat arménien.

Les terres et maison laissées à l’abandon (quand elles n’ont pas été détruites par les pillonages des troupes arméniennes soutenues par des militaires russes) ont été "offertes" par l’Etat arménien aux colons installés pour "repeupler les territoires liberés"(sic) [1]

A plusieurs reprise, les instances internationales ont condamné ce véritable génocide du peuple azéri et enjoit l’Arménie de libérer les territoires qu’elle occupe illégalement. Le statut-quo étant à son avantage, l’Arménie ne montre aucune preuve de bonne volonté quant au sort du million de réfugiés azéris chassés de leurs terres et nie le Génocide Azéri.

Massacres des Azéris par l’armée arménienne

L’Arménie nie la mise à mort systématique de plusieurs dizaines de milliers et la déportation d’environ un million d’Azéris et profite de la présence de ses nombreuses officines implantées dans les pays d’Europe ou d’Amérique pour propager sa position négationniste concernant le Génocide Azéri.

Voir également :
- Imprescriptible, base documentaire sur le génocide du peuple azéri
- Génocide Azéri, liens sur le génocide azéri

Les événements de 1914-1922

Des affrontements inter-ethniques et des déplacements forcés de populations en Anatolie orientale, entre 1914 et 1922, ont fait plusieurs centaines de milliers de morts parmis les Turcs et les Arméniens. L’Empire ottoman était alors engagé dans la Première Guerre Mondiale aux côtés de l’Allemagne et de l’Empire Austro-Hongrois. Dès 1914, des Arméniens ottomans ont massivement pris le parti des Russes, contre les Turcs, se livrant à des massacres de masse et à des pillages dans l’est de l’Anatolie. A la suite de ces événements, le gouvernement ottoman décida d’éloigner une partie de la population arménienne des zones de front et à risque. Ce transfert se solda par un lourd bilan humain.

La Turquie et de nombreux historiens rejettent catégoriquement la thèse controversée d’un "génocide" que le gouvernement ottoman aurait perpétré contre la population arménienne de l’Empire. Cette thèse, défendue par les nationalistes arméniens, est aujourd’hui instrumentalisée afin d’exercer des pressions politiques sur la Turquie, notamment pour entraver la perspective de son adhésion à l’Union Européenne.



lundi5 février 2007, par Stéphane/armenews


Assassins !

Mardi 23 janvier 2007

Haratch

Yves Ternon

Maintenant ils tuent. Au journal télévisé du soir, au regard du monde entier, dans un rue d’Istanbul, une forme enveloppée d’un drap blanc, gisait sur un trottoir.C’était un journaliste. Il s’appelait Hrant Dink. Il prononçait ouvertement un mot tabou, un mot qui en Turquie, pouvait coûter dix ans de prison : génocide. Il était l’un des premiers soufflés du vent qui se lève dans un pays écrasé par le fardeau du mensonge.

Assassins ! Etes-vous donc stupides ? On n’arrête pas les mots avec des balles.

C’est l’avenir de votre pays que vous avez compromise en tuant ce Turc qui disait la vérité. Il était d’origine arménienne, certes, mais c’est en citoyen turc qu’il s’exprimait. Cet homme va devenir une légende. Vous n’êtes donc pas capables de comprendre que votre négationnisme produit des effets contraires. Depuis un siècle vous avez tout essayé pour nier le génocide des Arméniens de l’Empire ottoman en 1915 et 1916 : accuser les victimes, effacer la mémoire d’un peuple exterminé, faire chanter les nations, baillonner votre opinion publique, emprisonner vos citoyens les plus honorables.

Un journaliste est mort parce qu’il cherchait le moyen d’en finir avec ce déni absurde d’un événement qui, qu’on le veuille ou non a eu lieu, qui, qu’on le veuille ou non, était un génocide. Avec trois balles dans cette tête, vous avez interrompu sa pensée. Avec trois balles son coeur a cessé de battre. Il est tombé. Il va se redresser et devenir la statue de pierre de Commandeur, un bloc de vérité qui accuse. Assassins !

En le tuant, vous avez chercher à détruire l’espoir de démocratie en Turquie.

Ce meurtre est politique. L’assassinat politique est la marque du totalitarisme. Dans les démocraties, on répond au meurtre par la loi. On cherche au-delà des sicaires, les commanditaires, ceux qui ont désigné la cible. On les arrête et on les juge, à quelque niveau qu’ils se situent dans la hiérarchie de l’Etat. On ne répond pas au crime par le crime. La justice ne saurait être rendue par des justiciers aveugles, mais par des magistrats turcs. C’est à eux de savoir qui a placé l’arme dans la main de l’exécuteur, qui a ordonné de tuer cet homme. Et si cette justice ne fait pas son travail, c’est aux nations de dire que l’assassinat de ce journaliste relève du droit international. Hrant Dink a été abattu parce qu’il luttait contre le négationnisme. Pour éviter que d’autres qui mènent le même combat, et qui sont légion, tombent, il faut couper le fil.

Ils doivent être bien embarrassés ces historiens confortables tremblant de peur à l’idée qu’on puisse leur intenter un procès, dans notre pays, parce qu’ils ont exprimé une opinion sur un événement. Hier, ils évoquaient le terrorisme de la mémoire, les lois, dites mémorielles, liberticides et le Front national buvait leurs paroles. Ils devraient aujourd’hui comprendre que, sans la loi, ce sont des hommes qu’on tue librement : les journalists en première ligne, les éditeurs, historiens et romanciers derrière. Il ne faut pas avoir la trouille quand on écrit l’histoire d’un meurtre collectif. Hrant Dink est mort. Ils seront toujours là, les innombrables. Au nom de la vérité, au nom du courage de la dire, je te salue, Hrant Dink, toi qui combattait pour la liberté d’un mot.



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