2008-08-19

Retrait russe de Géorgie: Sarkozy menace de convoquer un Conseil européen extraordinaire

http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5juhONxmu5mtgEH7oHLTiaKkp-NoA

PARIS — "La Russie doit se retirer sans délai de Géorgie", réaffirme Nicolas Sarkozy dans une tribune publiée par le site Web du journal "Le Figaro". Le président français affirme qu'il convoquera un Conseil européen extraordinaire si l'accord de cessez-le-feu n'est pas respecté rapidement.

"Ce retrait doit être effectué sans délai", écrit Nicolas Sarkozy, rappelant que son homologue russe lui a donné des "assurances". "Ce point n'est pas négociable à mes yeux. Il doit concerner toutes les forces russes qui sont entrées en Géorgie depuis le 7 août."

"Si cette clause de l'accord de cessez-le-feu n'était pas appliquée rapidement et totalement, je serais amené à convoquer un Conseil européen extraordinaire pour décider des conséquences à en tirer", prévient le président français.

Il critique aussi bien "l'intervention militaire irréfléchie de la Géorgie à l'intérieur de la province rebelle dans la nuit du 7 au 8 août" que "la réponse brutale et disproportionnée des troupes russes refoulant la petite armée géorgienne d'Ossétie du Sud, la délogeant d'Abkhazie (...) avant d'investir une partie du reste du territoire géorgien".

En ce qui concerne Moscou, "nous devrons aussi déterminer si l'intervention de la Russie contre son voisin géorgien aura été une réponse brutale et excessive, dans ce cas singulier, ou si elle inaugure un nouveau durcissement de Moscou vis-à-vis de ses voisins et de la communauté internationale tout entière, ce qui aurait inévitablement des conséquences sur sa relation avec l'Union européenne", note Nicolas Sarkozy.

"La Russie doit se convaincre qu'elle sera d'autant plus entendue et respectée qu'elle apportera une contribution responsable et constructive au règlement des problèmes de notre temps", juge-t-il, ajoutant que les conséquences du conflit "pourraient être catastrophiques s'il se révélait être annonciateur d'une nouvelle guerre froide".

M. Sarkozy se félicite par ailleurs de l'action de l'UE, que préside la France ce semestre. "En préférant l'action et la négociation à l'incantation et à la simple dénonciation, l'Europe a pu rétablir un rapport de forces positif avec la Russie et se faire entendre d'elle." "Je reste convaincu que la mission première de l'Europe est de protéger les Européens", conclut Nicolas Sarkozy.

Sur Internet:

http://www.lefigaro.fr/

No comments: