2008-08-18

Premiers mouvements visibles des troupes russes en Ossétie du Sud



Il y a 6 heures

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GORI, Géorgie — Les Géorgiens attendaient toujours lundi à midi le début du retrait promis par Moscou des troupes russes occupant plusieurs villes du pays.

A 12h00 locales (8h00 GMT), il n'y avait aucun signe apparent d'un quelconque mouvement des troupes ou des chars russes qui contrôlent une grande partie de la Géorgie dont la principale autoroute du pays qui le traverse d'est en ouest et sur laquelle se trouve Gori.

Dans la région séparatiste d'Ossétie du Sud, l'agence russe RIA-Novosti a rapporté que plusieurs véhicules militaires étaient en train de quitter la capitale sud-ossète de Tskhinvali en direction de la Russie. Toutefois, il n'y a eu aucune annonce officielle de retrait.

Selon, RIA-Novosti, la Russie est assurée de maintenir une présence militaire en Ossétie du Sud dont le président Edouard Kokoïti a demandé lundi que Moscou établisse une base permanente dans cette région qui veut faire sécession.

Dimanche, le "New York Times", citant des sources américaines anonymes proches des services de renseignement, a rapporté sur son site Internet que la Russie a déployé vendredi plusieurs lance-missiles au nord de Tskhinvali, la capitale d'Ossétie du Sud, ce qui mettrait la capitale géorgienne, Tbilissi, à portée des lance-missiles russes,

Dans la ville stratégique de Gori, il y avait des signes de retrait des forces russes et des scènes de désespoir pour les Géorgiens entassés autour des véhicules d'aide pour attraper quelques miches de pain.

Le président russe a promis de commencer à retirer ses troupes de Géorgie ce lundi, mais a laissé entendre que des hommes pourraient rester dans les régions séparatistes, suscitant des tensions internationales qui rappellent l'époque de la Guerre froide.

Dans la ville de Zougdidi, à l'ouest, des habitants sont descendus dans la rue tôt dimanche pour protester contre la présence russe en Géorgie. Les manifestants, dont des hommes politiques et des prêtres orthodoxes, portaient des icônes religieuses et ont arrosé leur marche d'eau bénite. Certains brandissaient des drapeaux géorgiens rouge et blancs et des portraits du président géorgien Mikhaïl Saakachvili.

"Nous attendons plus de soutien des autres pays, car il ne s'agit pas d'une guerre entre la Russie et la Géorgie, c'est une guerre entre la civilisation et la barbarie", a déclaré Eldar Kbernadze, membre du Parlement géorgien et présent parmi les manifestants.

A Tbilissi, une immense bannière a été accrochée dimanche sur le Parlement, avec l'inscription suivante: "Pas de guerre, la Russie doit rentrer chez elle".

Le ministre géorgien en charge des réfugiés, Koba Subeliani, a parlé de quelque 14.0000 personnes déplacées à Tbilissi et dans les environs.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, envisage d'envoyer plusieurs hauts fonctionnaires de l'ONU, pour évaluer la situation sur place, a précisé un responsable américain sous couvert d'anonymat.

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