2008-08-16

L'aide afflue en Géorgie mais n'arrive pas en Ossétie du Sud

vendredi 15 août 2008, mis à jour à 19:37

http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuters.asp?id=76980

Reuters

Les Nations unies et la Croix-Rouge ont acheminé des centaines de tonnes d'aide humanitaire en Géorgie mais de meilleures conditions de sécurité sont nécessaires avant de parvenir en Ossétie du Sud.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui a obtenu le feu vert des autorités géorgiennes, russes et autonomistes ossètes, a annoncé vendredi attendre des garanties plus solides.

"Nous sommes prêts à nous mettre en mouvement à tout moment à partir de l'Ossétie du Nord (ndlr, en Russie) ou de la capitale géorgienne, Tbilissi. Nous serons opérationnels dès que les garanties de sécurité seront en place et que nous serons certains que la situation est sûre", a dit Anna Nelson, porte-parole du CICR, lors d'un point de presse.

L'organisme humanitaire a déjà acheminé 100 tonnes d'aide en Géorgie; 45 tonnes supplémentaires devaient arriver dans la journée de vendredi. Le Haut-Commissariat de l'Onu pour les Réfugiés (HCR) en a livré plus de 100 tonnes.

Jeudi, le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a souligné la gravité de la situation humanitaire et de l'anarchie qui règne dans certaines régions de Géorgie, notamment en Ossétie du Sud et dans la région de Gori, ou on signale des pillages par des groupes irréguliers.

"Pour nous, la question qui se pose se résume à un mot: accès, accès total et libre à l'Ossétie du Sud, aux environs de Gori et aussi aux ports (ndlr, sur la mer Noire)", a dit Elisabeth Byrs, porte-parole de l'Office de l'Onu pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Antonio Guterres, le Haut-Commissaire des Nations unies pour les Réfugiés, se rendra la semaine prochaine en Géorgie et en Russie.

Les forces russes sont entrées la semaine dernière en Géorgie à la suite d'une offensive lancée par Tbilissi pour tenter de reprendre le contrôle de la région séparatiste d'Ossétie du Sud.

Le conflit a déplacé plus de 118.000 personnes, dont 30.000 qui ont franchi la frontière en direction de la Russie.

Soulignant les risques encourus par les humanitaires, des hommes armés ont contraint jeudi près de Gori deux employés du HCR à leur remettre leur véhicule.

A Moscou, des représentants de la Commission européenne ont dit attendre les autorisations nécessaires de la Russie pour que des experts humanitaires puissent se rendre en Ossétie du Sud et évaluer les besoins.

Version française Henri-Pierre André

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