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Un conflit militaire multimodal entre la Russie et la Géorgie doublé d'une redoutable bataille médiatique. Les belligérants ont accepté mardi le plan de paix négocié par le président français Nicolas Sarkozy, qui prévoit le retrait de l'essentiel des forces russes et géorgiennes . Lepoint.fr vous propose de prendre connaissance des principales informations du jeudi 14 août, septième jour du conflit.
Les soldats russes détruisent Gori et Pori, selon la Géorgie. Les forces armées de Moscou sont de retour dans le port géorgien de Poti, dans l'ouest, sur la mer Noire, et accroissent leur présence dans la ville de Gori dans le centre, près de la république séparatiste d'Ossétie du Sud, en dépit de l'accord de cessez-le-feu, assure jeudi un porte-parole du ministère géorgien des Affaires étrangères. Les forces russes "détruisent" Gori et Poti, assure même un porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur. Selon un reporter de l'AFP, une série d'explosions ont retenti et de la fumée se dégage autour de la ville de Gori. Il pourrait s'agir de tirs d'artillerie. Juste auparavant, un soldat russe avait demandé aux journalistes de quitter les lieux en tirant des coups de feu en l'air.
Les troupes russes ne quittent pas Gori. L'armée russe est revenue sur sa décision et ne quitte plus Gori, confirme jeudi un porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur. "Toute la nuit, ils ont dit qu'ils partiraient mais ils ont changé d'avis. Les forces géorgiennes ont cessé d'aller à Gori afin d'éviter les accrochages avec les Russes", regrette le porte-parole géorgien. Un peu plus tôt, la Géorgie avait annoncé que les Russes avaient "commencé à retirer leurs troupes" de Gori et que la police et les forces spéciales géorgiennes en prenaient progressivement le contrôle. "Pendant deux jours encore, des troupes russes resteront dans la région (de Gori) pour (...) transférer aux forces de l'ordre géorgiennes les fonctions de contrôle, puis elles partiront", précisait un général russe.
L'intégrité territoriale de la Géorgie "limitée de facto" selon Moscou. "À cause de la présence du conflit (séparatiste), l'intégrité territoriale de la Géorgie est de facto limitée et cette question ne peut être réglée qu'en recherchant des voies mutuellement acceptables", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov à la radio Echo de Moscou. Le ministre russe a précisé que le principe même de l'intégrité territoriale de la Géorgie n'était pas en cause, mais que "la situation réelle dans les rapports abkhazo-géorgiens et osséto-géorgiens est telle que, dans les deux cas, la communauté internationale a reconnu l'existence de conflits et la nécessité de créer des mécanismes de pourparlers et d'établissement de paix pour les régler". Jeudi, les présidents des républiques géorgiennes séparatistes autoproclamées d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud ont été reçus au Kremlin par le président russe Dmitri Medvedev, a fait remarquer l'agence Ria-Novosti.
Fourniture de gaz. La compagnie pétrolière BP recommence à injecter du gaz dans le réseau du Caucase Sud (SCP) en Géorgie, après avoir suspendu, par précaution, l'approvisionnement pendant les opérations militaires russes en Géorgie.
Moscou rejette les "insinuations" de non-respect du cessez-le-feu. La diplomatie russe annonce que le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a "rejeté les insinuations" de violation du cessez-le-feu en Géorgie, mercredi, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue américaine, Condoleezza Rice. Lors de cet entretien, organisé à l'initiative de Washington, Sergueï Lavrov a donné des éclaircissements "sur le fond du plan de règlement des conflits", indique son ministère dans un communiqué. La Russie a pour sa part averti les États-Unis qu'ils devaient choisir entre leur soutien à la direction géorgienne et un "partenariat réel" avec Moscou sur la scène internationale. De son côté, Washington a mis en garde la Russie contre un "renforcement de son isolement" si elle ne respectait pas le cessez-le-feu dans son conflit avec la Géorgie.
Enquête pour "génocide". La justice russe ouvre une enquête pour "génocide" à la suite de l'opération militaire géorgienne en Ossétie du Sud. Une centaine d'enquêteurs russes ont été dépêchés sur place afin de rassembler des renseignements sur les faits en question, concernant tant des soldats des troupes russes de maintien de la paix que des civils. Les autorités russes évoquent la création d'un tribunal international pour juger les responsables géorgiens accusés de "génocide" en Ossétie du Sud. Les estimations du nombre de victimes civiles du ce bref conflit varient largement, les autorités russes et les séparatistes ossètes citant le chiffre de 1.500 morts, sans préciser les sources de ce bilan. L'armée russe, pour sa part, a recensé 74 morts, 171 blessés et 19 disparus dans ses rangs, tandis que la Géorgie a fait état de 175 morts, civils et militaires.
Projet de résolution. La France va bientôt proposer un nouveau projet de résolution au Conseil de sécurité de l'Onu reprenant le plan de paix accepté sous conditions par la Russie et la Géorgie, rapporte l'ambassadeur de Belgique à l'Onu qui préside le Conseil de sécurité.
Les soldats russes détruisent Gori et Pori, selon la Géorgie. Les forces armées de Moscou sont de retour dans le port géorgien de Poti, dans l'ouest, sur la mer Noire, et accroissent leur présence dans la ville de Gori dans le centre, près de la république séparatiste d'Ossétie du Sud, en dépit de l'accord de cessez-le-feu, assure jeudi un porte-parole du ministère géorgien des Affaires étrangères. Les forces russes "détruisent" Gori et Poti, assure même un porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur. Selon un reporter de l'AFP, une série d'explosions ont retenti et de la fumée se dégage autour de la ville de Gori. Il pourrait s'agir de tirs d'artillerie. Juste auparavant, un soldat russe avait demandé aux journalistes de quitter les lieux en tirant des coups de feu en l'air.
Les troupes russes ne quittent pas Gori. L'armée russe est revenue sur sa décision et ne quitte plus Gori, confirme jeudi un porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur. "Toute la nuit, ils ont dit qu'ils partiraient mais ils ont changé d'avis. Les forces géorgiennes ont cessé d'aller à Gori afin d'éviter les accrochages avec les Russes", regrette le porte-parole géorgien. Un peu plus tôt, la Géorgie avait annoncé que les Russes avaient "commencé à retirer leurs troupes" de Gori et que la police et les forces spéciales géorgiennes en prenaient progressivement le contrôle. "Pendant deux jours encore, des troupes russes resteront dans la région (de Gori) pour (...) transférer aux forces de l'ordre géorgiennes les fonctions de contrôle, puis elles partiront", précisait un général russe.
L'intégrité territoriale de la Géorgie "limitée de facto" selon Moscou. "À cause de la présence du conflit (séparatiste), l'intégrité territoriale de la Géorgie est de facto limitée et cette question ne peut être réglée qu'en recherchant des voies mutuellement acceptables", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov à la radio Echo de Moscou. Le ministre russe a précisé que le principe même de l'intégrité territoriale de la Géorgie n'était pas en cause, mais que "la situation réelle dans les rapports abkhazo-géorgiens et osséto-géorgiens est telle que, dans les deux cas, la communauté internationale a reconnu l'existence de conflits et la nécessité de créer des mécanismes de pourparlers et d'établissement de paix pour les régler". Jeudi, les présidents des républiques géorgiennes séparatistes autoproclamées d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud ont été reçus au Kremlin par le président russe Dmitri Medvedev, a fait remarquer l'agence Ria-Novosti.
Fourniture de gaz. La compagnie pétrolière BP recommence à injecter du gaz dans le réseau du Caucase Sud (SCP) en Géorgie, après avoir suspendu, par précaution, l'approvisionnement pendant les opérations militaires russes en Géorgie.
Moscou rejette les "insinuations" de non-respect du cessez-le-feu. La diplomatie russe annonce que le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a "rejeté les insinuations" de violation du cessez-le-feu en Géorgie, mercredi, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue américaine, Condoleezza Rice. Lors de cet entretien, organisé à l'initiative de Washington, Sergueï Lavrov a donné des éclaircissements "sur le fond du plan de règlement des conflits", indique son ministère dans un communiqué. La Russie a pour sa part averti les États-Unis qu'ils devaient choisir entre leur soutien à la direction géorgienne et un "partenariat réel" avec Moscou sur la scène internationale. De son côté, Washington a mis en garde la Russie contre un "renforcement de son isolement" si elle ne respectait pas le cessez-le-feu dans son conflit avec la Géorgie.
Enquête pour "génocide". La justice russe ouvre une enquête pour "génocide" à la suite de l'opération militaire géorgienne en Ossétie du Sud. Une centaine d'enquêteurs russes ont été dépêchés sur place afin de rassembler des renseignements sur les faits en question, concernant tant des soldats des troupes russes de maintien de la paix que des civils. Les autorités russes évoquent la création d'un tribunal international pour juger les responsables géorgiens accusés de "génocide" en Ossétie du Sud. Les estimations du nombre de victimes civiles du ce bref conflit varient largement, les autorités russes et les séparatistes ossètes citant le chiffre de 1.500 morts, sans préciser les sources de ce bilan. L'armée russe, pour sa part, a recensé 74 morts, 171 blessés et 19 disparus dans ses rangs, tandis que la Géorgie a fait état de 175 morts, civils et militaires.
Projet de résolution. La France va bientôt proposer un nouveau projet de résolution au Conseil de sécurité de l'Onu reprenant le plan de paix accepté sous conditions par la Russie et la Géorgie, rapporte l'ambassadeur de Belgique à l'Onu qui préside le Conseil de sécurité.


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