2008-08-17

Géorgie : le retrait russe annoncé pour lundi



lefigaro.fr (avec AP et AFP)
17/08/2008 | Mise à jour : 13:32

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Le président russe Dmitri Medvedev a assuré dimanche à Nicolas Sarkozy que les troupes russes commenceront à se replier lundi en milieu de journée.

«Dmitri Medvedev a annoncé à Nicolas Sarkozy qu'à partir de demain, la Russie entamera le retrait du contingent militaire envoyé en renfort aux forces de maintien de la paix russes à la suite de l'agression géorgienne contre l'Ossétie du Sud», pouvait-on lire dimanche à la mi-journée dans un communiqué du Kremlin.

A Paris, la présidence française a précisé après cet entretien téléphonique que ce retrait commencerait lundi «en milieu de journée».

Les deux chefs d'Etat se sont accordés «sur le déploiement dans les meilleurs délais d'observateurs internationaux de l'OSCE». Ils sont également convenus d'«avoir chaque jour un entretien téléphonique concernant la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu», ajoute le communiqué.

Peu avant cette annonce du Kremlin, le président français Nicolas Sarkozy a «mis en garde» son homologue russe «contre les conséquences graves qu'une non-exécution rapide et complète de l'accord (de cessez-le-feu) aurait sur les relations de la Russie avec l'Union européenne», selon un communiqué de l'Elysée.

Nicolas Sarkozy, dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l'Union européenne, lui a rappelé que la signature de l'accord de cessez-le-feu en six points «doit se traduire par un retrait sans délai de toutes les forces militaires russes entrées en Géorgie depuis le 7 août».

Kouchner «inquiet»

Dmitri Medvedev a signé samedi le texte de l'accord préliminaire qui avait été négocié en début de semaine par la France au nom de l'UE. Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili l'avait quant à lui paraphé vendredi, malgré ses fortes réticences, et après avoir reçu des clarifications sur certains points.

Aucun retrait des forces russes n'a cependant été amorcé depuis, Moscou ayant affirmé qu'il se donnait le temps nécessaire pour le mettre en œuvre, en fonction «mesures de sécurité supplémentaires» qu'il n'a pas détaillées.

Déjà samedi soir, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner avait jugé «très inquiétant» que le retrait des forces russes ne soit «pas encore amorcé».

Et la présidence française avait même cru bon de fournir des précisions sur le point 5 de l'accord, celui qui inquiétait les Géorgiens, en insistant sur le fait que les Russes devaient également quitter la ville de Gori, nœud stratégique du conflit.

Les «mesures additionnelles de sécurité» qui ont fait tiquer Tbilissi dans ce point 5 «ne pourront être mises en œuvre que dans l'immédiate proximité de l'Ossétie du Sud, à l'exclusion de toute autre partie du territoire géorgien», soulignait Nicolas Sarkozy dans la lettre de précisions qu'il a adressée au président Saakachvili.

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