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dimanche 17 août 2008, mis à jour à 10:00
George Bush constate des "progrès" dans la crise géorgienne
Reuters
Après avoir réuni un conseil de sécurité nationale, le président américain George Bush a fait état de progrès dans la crise entre la Russie et la Géorgie.
Il a estimé que le simple fait que les deux pays aient signé le cessez-le-feu qui leur était proposé par l'Union européenne et les Etats-Unis était un "motif d'espoir".
"Maintenant, la Russie doit honorer cet accord et retirer ses forces et - bien sûr - mettre un terme à ses opérations militaires", a ajouté le président américain lors d'une conférence de presse devant son ranch de Crawford, au Texas.
Le président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, a appelé George Bush dans l'après-midi et ce dernier lui a réaffirmé le soutien des Etats-Unis, a déclaré le porte-parole de la Maison blanche.
Le président a présidé une réunion en présence de sa secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, de retour de Géorgie et, par vidéoconférence, avec le vice-président, Dick Cheney, le secrétaire à la Défense, Robert Gates et le conseiller pour la sécurité nationale, Stephen Hadley.
Le président américain a expliqué que l'un des points cruciaux pour sortir de la crise était l'affirmation de Moscou selon laquelle l'Ossétie et l'Abkhazie pourraient ne plus faire partie de la Géorgie à l'avenir.
"Ces régions font partie de la Géorgie et la communauté internationale a répété de nombreuses fois qu'elles le resteraient", a-t-il dit. "Il n'y a pas lieu à débat sur cette question", a souligné George Bush.
Les forces géorgiennes ont tenté il y a huit jours de reprendre de le contrôle de l'Ossétie par la force, déclenchant une puissante riposte militaire de Moscou.
La Russie a fait fi des appels américains au retrait immédiat, réclamant le temps de mettre en place les "mesures de sécurité additionnelles" mentionnées par le plan de paix négocié par la France au nom de l'Union européenne.
Selon Condoleezza Rice, ces mesures pourraient prendre la forme de "patrouilles limitées" dans la zone de conflit dans l'attente de l'arrivée d'observateurs internationaux.
La chef de la diplomatie américaine doit se rendre à Bruxelles la semaine prochaine pour rencontrer les dirigeants de l'Otan et de l'UE.
Tabassum Zakaria, version française Marc Delteil et Laure Bretton
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