
http://fr.rian.ru/world/20080813/116009009.html
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MOSCOU, 13 août - RIA Novosti. La fin de la guerre en Ossétie du Sud annoncée hier par le président russe a coïncidé avec une déclaration de Mikhaïl Saakachvili annonçant que la Géorgie se retirait de la CEI (Communauté des Etats indépendants) et invitait les autres ex-républiques de l'URSS à faire de même, lit-on mercredi dans le quotidien Gazeta.ru
De l'avis des experts, l'annonce du retrait de la Géorgie de la CEI est aujourd'hui une déclaration ayant une importance psychologique et politique pour le président géorgien, mais pas pour la communauté elle-même.
Commentant ce fait, l'ancien ministre des Affaires de la CEI Anatoli Adamichine s'est contenté de la phrase suivante: "Cela ne signifie rien". "C'est une démarche purement politique, a quant à lui déclaré Vladimir Jarikhine, vice-directeur de l'Institut des pays de la CEI. Il y aura beaucoup de problèmes pour la Géorgie, mais il n'y aura aucun problème pour les autres pays de la CEI".
"Pour la Russie, cela n'aura aucune importance, a fait remarquer Alexeï Vlassov, vice-directeur du Centre d'étude de l'espace postsoviétique de l'Université d'Etat de Moscou. La CEI s'est transformée depuis longtemps en terrain officiel pour les négociations visant à élaborer des projets au niveau des rapports bilatéraux ou pour les structures intégrées comme la CEEA (Communauté économique euro-asiatique). Selon lui, la structure reste sans cela inefficace, et le retrait de la Géorgie n'apportera ni inconvénients, ni avantages.
Les experts doutent de la possibilité d'un "effet domino" et d'un effondrement de la communauté. Même si tous relèvent que les leaders d'absolument tous les pays de la CEI réfléchissent jusqu'à présent à ce qui s'est passé en Géorgie. "Qui se retirera et d'où? s'interroge Alexeï Vlassov. En plus de Mikhaïl Saakachvili, il y a encore l'Azerbaïdjan, la Moldavie et l'Ukraine. A la différence de l'élite géorgienne, l'élite ukrainienne est divisée, une décision sur le retrait de la CEI serait examinée à la Rada suprême (parlement ukrainien) et il se peut qu'elle ne recueille pas le nombre requis de voix. Chisinau est prêt à un compromis avec la Russie au sujet de la Transnistrie. Quant à l'Azerbaïdjan, inquiet pour ses contrats sur le transport du pétrole par le pipeline Bakou-Tbilissi-Ceyhan, il craint tellement pour ses positions qu'il n'entreprendra pas non plus d'actions radicales".
Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.
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