
http://fr.rian.ru/world/20080820/116160235.html
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MOSCOU, 20 août - RIA Novosti. Dans le cas où l'OTAN introduirait des mesures sévères contre la Russie en raison de la situation en Ossétie du Sud, l'Abkhazie se dit prête à prendre des mesures visant à assurer sa sécurité, lit-on mercredi dans les quotidiens Nezavissimaïa gazeta et Vedomosti.
Soukhoumi pourrait même proposer à Moscou d'installer des bases militaires dans la république autoproclamée. "La Russie reste ici et renforce ses positions, a indiqué à Nezavissimaïa gazeta le secrétaire du Conseil de sécurité abkhaze Stanislav Lakoba. S'ils veulent une confrontation ouverte, ils l'auront. Naturellement, des bases russes seront déployées sur notre territoire, et tout ce qui sera nécessaire, car l'Abkhazie, tout comme la Russie, n'a pas le choix. Il faut reconnaître l'Abkhazie, signer un accord militaire et installer ici des bases militaires. Le plus important, c'est ce qu'a dit le président russe: la Russie ne quittera pas le Caucase. A vrai dire, la position de l'Occident ne nous préoccupe plus beaucoup".
Selon M. Lakoba, "la Russie ne partira nulle part, ici se trouve pour elle la "ligne rouge", au-delà de laquelle elle ne se retirera jamais".
"La Russie devrait reconnaître l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud pour assurer son succès et éviter de perdre les positions obtenues, a expliqué le représentant de l'Ossétie du Sud à Moscou Dmitri Medoïev. Après, il sera peut-être trop tard, car l'OTAN pourrait initier le processus d'adhésion de la Géorgie. Alors la Russie ne pourra plus intervenir pour nous protéger en cas de nouvelle agression de Tbilissi, parce qu'elle devra pour cela entrer en guerre contre l'Alliance atlantique".
M. Medoïev a indiqué que le retrait des troupes annoncé par les dirigeants russes s'effectuait non vers le territoire de la Russie, mais vers la zone de sécurité de 14 kilomètres en Ossétie du Sud, qui longe les frontières de la république autoproclamée. Il a aussi confirmé que l'apparition de bases militaires russes en Ossétie du Sud était envisageable.
Soukhoumi comme Tskhinvali comptent sur le soutien des parlementaires russes. Le 26 août, le Conseil de la Fédération et la Douma (chambres du parlement russe) se réuniront en séances extraordinaires afin d'examiner la situation d'après guerre et de débattre du statut de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie, aussi bien que de celui des forces russes déployées sur leur territoire. Une source à la chambre haute a confirmé à Vedomosti que l'ordre du jour des séances était en cours d'élaboration à l'administration du président, ce qui laisse penser qu'il pourrait être question d'une légalisation de la présence de l'armée russe hors des frontières du pays. Cette question est actuellement examinée au Kremlin, indique une source proche de l'administration présidentielle.
Les militaires estiment qu'il n'est pas prudent de laisser en Ossétie du Sud les mêmes forces qu'avant la guerre (500 soldats avec armement léger), indique une source au ministère russe de la Défense. Leurs effectifs devraient être augmentés de plusieurs fois, et renforcés par des chars et des pièces d'artillerie.
Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.
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